Frank Acheampong à propos...

...de la vie en Chine : "J'ai assez facilement encaissé le choc culturel, étant donné que j'avais déjà joué quelques années en Thaïlande. Pourtant, les premières semaines n'ont pas été faciles. Je ne pouvais communiquer avec personne et j'ai dû m'habituer aux règles chinoises, qui sont parfois compliquées. Les étrangers ont besoin d'une autorisation spéciale pour pouvoir rouler en voiture. On ne peut pas circuler avec un simple permis de conduire européen. La procédure m'a semblé tellement compliquée que je n'ai même pas demandé l'autorisation spéciale. Je me déplace en taxi, ou avec Didi, l'Uber chinois. Et puis, ce qui m'agace, c'est que j'habite à deux minutes de marche du stade, mais je suis obligé de me rendre en taxi jusqu'à l'hôtel du club, où je dois me changer avant de prendre le bus des joueurs pour le stade. Alors que je pourrais m'y rendre à pied. C'est fou.

De la fascination des Chinois pour les cheveux bouclés : "L'entraîneur-adjoint est tellement fasciné par mes cheveux qu'il veut tout le temps les toucher. Au supermarché, on m'aborde constamment. Parfois, les gens font semblant de téléphoner, puis me prennent subitement en photo. Mais ça ne m'empêche pas de vivre une vie normale."

...de sa fierté de jouer en Chine : "Je ne regrette pas mon choix d'avoir opté pour la Chine. Lorsque j'étais jeune, je voyais les meilleurs footballeurs à la télévision. Aujourd'hui, je croise chaque semaine, dans un stade, une vedette mondiale : Lavezzi, Hulk, Oscar... C'est la raison pour laquelle je suis fier de jouer en Chine."

...de son transfert avorté à Hull City : "Tout le monde connaît l'histoire : Anderlecht a refusé ! Je devais rester, pour aider l'équipe à remporter le titre. La direction a même refusé une offre de sept millions d'euros. J'étais fâché, bien sûr. Anderlecht m'avait volé mon rêve. Et je ne m'en suis pas caché. À la fin, la direction a tout de même consenti à faire un geste : elle m'a laissé partir pour un prix raisonnable. À condition que nous soyons champions."

Par Alain Eliasy

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